Public cible
Débutants, étudiants et professionnels qui souhaitent acquérir une pratique structurée dans ce domaine.
Construire des images reproductibles, orchestrer des services et préparer des déploiements sécurisés avec Docker et Kubernetes.
Débutants, étudiants et professionnels qui souhaitent acquérir une pratique structurée dans ce domaine.
Comprendre les notions essentielles et les appliquer dans un projet vérifiable.
Aucune connaissance préalable n’est strictement obligatoire ; les prérequis détaillés sont précisés dans les ateliers.
Tous niveaux
La validation repose sur les évaluations actives et les livrables pratiques du cours.
Un ordinateur, un navigateur et les outils indiqués dans le premier atelier sont suffisants pour commencer.
Réaliser une activité pratique et documenter ses choix.
Obligatoire ConsulterLivrer un résultat complet, testé et documenté.
Livrables :
Réaliser une activité pratique et documenter ses choix.
Obligatoire ConsulterLivrer un résultat complet, testé et documenté.
Livrables :
Le cours couvre deux domaines complémentaires : le cloud (modèle, économie, architecture, AWS) puis la conteneurisation (Docker, Compose, Kubernetes) et le déploiement.
Le cloud computing est la livraison de services informatiques — calcul, stockage, bases de données, réseaux — via l'internet, avec une facturation à l'usage. On ne possède plus le matériel : on consomme une ressource.
Le passage du modèle on-premise au cloud ne consiste pas à « déplacer des serveurs » : le principal changement est l'inversion des responsabilités, et c'est ce qui structure toute la suite du cours.
Ce modèle est la règle d'or du cloud, et une source classique d'erreur. En IaaS, le client est responsable du système d'exploitation, des données et des applications ; le fournisseur est responsable du matériel, de la virtualisation et du réseau physique. En SaaS, le fournisseur est responsable de tout sauf vos données et vos accès.
Conséquence pratique : « c'est dans le cloud, donc ce n'est pas mon problème » est faux. La sûreté du système d'exploitation, le correctif applicatif et la gestion des identités restent votre responsabilité.
Déployer sur plusieurs AZ d'une même région protège d'une panne d'infrastructure tout en gardant la latence faible (une seule région). Déployer sur plusieurs régions protège aussi d'une catastrophe régionale, au prix d'une plus grande complexité.
Choisir sa région, c'est arbitrer entre latence (proximité des utilisateurs), conformité (données qui ne doivent pas sortir d'un pays) et coût (les prix varient d'une région à l'autre).
En cloud, l'essentiel du coût vient de la capacité provisionnée, pas du trafic. C'est le point le plus important à retenir, et la première cause de facture surprise.
Repris de la documentation AWS sur les options d'achat EC2 :
Le schéma recommandé par AWS dans le pilier « Cost Optimization » est un mélange : un socle stable engagé en Savings Plans, complété par de l'On-Demand ou des Spot pour les variations, et des réservations de capacité quand la disponibilité prime.
Socle stable et prévisible -> Savings Plans ou RI (engagement 1-3 ans)
Pics et traitements différés -> Spot Instances (jusqu'à -90 %, interruptible)
Charge imprévisible -> On-Demand
criticité maximale -> On-Demand Capacity Reservation (capacité garantie)
Attention : les Spot ne sont pas adaptés à un travail non interruptible (une base de données unique, un serveur frontal critique). Les Savings Plans ne garantissent pas la disponibilité de la capacité, seulement un prix plus bas.
Les six piliers du AWS Well-Architected Framework, repris de la documentation AWS. Toute architecture cloud se juge sur ces six axes, et une conception qui en oublie un se paie plus tard.
Le pilier de durabilité est relativement récent dans le framework : c'est une bonne illustration du fait qu'un référentiel évolue et qu'il faut le consulter plutôt que de le réciter de mémoire.
Amazon Web Services est le premier fournisseur cloud au monde. Le catalogue dépasse 200 services ; un premier sous-ensemble suffit à couvrir la très grande majorité des besoins.
La console de gestion donne accès à tous ces services, mais l'outillage professionnel repose sur deux autres interfaces : l'AWS CLI et l'AWS CloudShell (un terminal déjà configuré dans la console).
# Vérifier la configuration
aws configure
aws sts get-caller-identity
# Lister les régions disponibles
aws ec2 describe-regions --query 'Regions[?Region==\`eu-west-3\`]' --output table
# Créer une instance (puis la détruire : elle est facturée dès qu'elle tourne)
aws ec2 run-instances --image-id ami-xxxx --instance-type t3.micro --count 1
aws ec2 describe-instances --filters "Name=instance-state-name,Values=running"
aws ec2 terminate-instances --instance-ids i-xxxx
Règle d'or du coût : une instance EC2 est facturée dès qu'elle est en marche, même si personne ne s'y connecte. Une instance arrêtée continue d'être facturée pour son stockage (EBS). D'où la règle : arrêter ou détruire dès que ce n'est pas nécessaire, et toujours étiqueter ses ressources.
Six services couvrent l'essentiel des cas d'usage :
| Critère | EC2 | Lambda |
|---|---|---|
| Facturation | à l'heure/à la seconde tant que l'instance tourne | à la milliseconde réellement utilisée |
| Gestion du serveur | oui | aucune |
| Durée maximale d'exécution | illimitée | bornée (environ 15 minutes) |
| Fonctionnalité standard | tout | contraintes mémoire et disque |
| Adapté à | application serveur, base, traitement long | API événementielle, tâche planifiée, glue |
Objectif : qu'une panne n'arrête pas le service. Trois niveaux d'engagement, du plus simple au plus coûteux :
L'autoscaling et l'équilibre de charge répartissent la charge et remplacent les instances défaillantes : disponibilité et dimensionnement devient automatique.
1. Réseau : VPC + sous-réseaux public/privé + groupes de sécurité
2. Identités : IAM, rôles, pas d'utilisateur root au quotidien
3. Chiffrement : au repos (S3, EBS, RDS) et en transit (TLS, KMS)
4. Traçabilité : CloudTrail (qui a fait quoi), CloudWatch (métriques et alarmes)
Si vous visez la certification AWS Certified Solutions Architect – Associate, voici le référentiel en vigueur, repris du guide d'examen officiel :
| Domaine | Pondération |
|---|---|
| Concevoir des architectures sécurisées | 30 % |
| Concevoir des architectures résilientes | 26 % |
| Concevoir des architectures performantes | 24 % |
| Concevoir des architectures optimisées en coût | 20 % |
La préparation consiste donc à raisonner en scénarios : pour une exigence donnée, quel service et quelle combinaison de services répondent, et avec quel coût. Ce cours fournit la matière ; la certification valide l'entraînement.
À noter : un référentiel de certification évolue. Vérifiez toujours la version en vigueur sur le site AWS avant de vous engager sur un code d'examen — c'est exactement le piège que ce module essaie de vous montrer.
Transformer une application en images reproductibles puis la lancer avec Docker Compose avant d’envisager Kubernetes.
Publié le 09/05/2025