Restituer, présenter et décider

Se connecter pour s'inscrire

Votre progression

Continuez pour débloquer la suite !
0 / 0 étapes complétées 0
%

Syllabus

  1. Description

  2. Objectifs

  3. Validations de compétences

  4. Public cible

    Aucun public cible spécifié pour ce module.

  5. Besoins techniques

  6. Prérequis

    • Aucun prérequis
  7. Niveau

  8. Historique du module

    Aucune action enregistrée

Restituer, présenter et décider

  1. Un graphique est une argumentation

    Un graphique n'est pas une décoration : c'est une prise de position sur ce qui est important. Le choix du type de graphique affirme une relation, et cette relation peut être fausse.

    Chaque graphique affirme quelque chose

    • comparaison de catégories : barres, la longueur se compare à l'œil ;
    • évolution dans le temps : courbes, la pente porte le sens ;
    • part d'un tout : secteurs, à éviter au-delà de trois parts, ils deviennent illisibles ;
    • relation entre deux variables : nuage de points, la tendance compte plus que les points isolés.

    Choisir un secteur pour montrer une évolution dans le temps est une erreur de fond, pas de rendu : le lecteur cherche une tendance et ne peut pas en voir une.

    Les mensonges visuels

    Un graphique à axe vertical commençant à 50 alors que la valeur vaut 55 fait paraître une progression spectaculaire. Ce n'est pas une nuance graphique : c'est une affirmation fausse présentée comme vraie, et elle engage celui qui présente.

    La règle professionnelle est stricte et simple : un axe de valeur commence à zéro, sauf si le graphique affiche explicitement une rupture d'échelle, et sauf si le sujet s'y prête. Une échelle tronquée est admise dans un graphique de tendance de fond — là où l'on regarde une variation, pas un niveau. Elle ne l'est pas pour comparer des niveaux.

    Trop de graphiques, pas assez de graphique

    Une planche de six graphiques montre rarement mieux qu'un seul bien choisi. Le réflexe professionnel : un message par graphique, et un titre qui énonce le message plutôt que de décrire les données. Un titre qui dit « le chiffre d'affaires baisse depuis janvier » est infiniment plus utile qu'un titre qui dit « chiffre d'affaires par mois ».

  2. Tableaux de bord : la question d'abord

    Un tableau de bord qui répond à la mauvaise question coûte plus cher qu'aucun : il fait perdre du temps sans faire décider.

    Par où commencer, et quoi éviter

    Le point de départ n'est jamais « quelles données avons-nous » mais « quelle décision doit être prise, par qui, et dans quel délai ? » Un indicateur qui ne déclenche aucune décision est un coût, pas un service.

    Deux erreurs de construction :

    • trop d'indicateurs : au-delà de quelques -uns par écran, personne ne les regarde, et l'attention se dilue. Le tableau de bord devient un paysage et perd sa fonction d'alerte ;
    • aucun seuil : afficher une valeur sans dire à partir de quand elle devient préoccupante. Un indicateur sans seuil n'appelle aucune action : on le regarde, on suppose que ça va, et on passe à autre chose.

    La donnée et son contexte

    Un chiffre seul est ininterprétable : il faut la période, la source, et la définition du calcul. « 1 250 » ne veut rien dire sans « clients actifs sur 30 jours, extrait le 12, calculé ainsi ». Un tableau de bord sans la définition de ses indicateurs est un tableau de bord dont deux lecteurs tireront deux conclusions. Cette définition s'écrit une fois, à côté du tableau, et elle vit avec lui.

  3. Projet final et évaluation

    Le projet

    Construire un tableau de bord de pilotage à partir d'un jeu de données réel ou public, avec la chaîne complète : nettoyage, requêtes de rapprochement, indicateurs, restitution. Le livrable inclut le fichier, une note de méthode d'une page, et la liste des sources.

    Les huit critères d'évaluation

    1. la source des données est identifiée et datée : d'où viennent les chiffres, et à quelle date. Un chiffre sans source n'est pas publiable ;
    2. les types sont normalisés et les doublons détectés avant tout calcul. Un identifiant en double dans une table de référence fausse silencieusement toutes les sommes ;
    3. les constantes sont verrouillées et chaque formule est testée sur la dernière ligne de la plage, pas seulement sur la première ;
    4. un contrôle de cohérence existe : deux totaux calculés par des voies indépendantes concordent, et un nombre d'anomalies est publié ;
    5. les indicateurs répondent à une décision identifiée, avec un seuil et une conséquence écrites ;
    6. les graphiques portent un message : le titre énonce la conclusion, et l'échelle n'est pas tronquée sans rupture visible ;
    7. la préparation est rejouable : le fichier peut être reconstruit depuis la source sans refaire le travail à la main ;
    8. aucune donnée à caractère personnel inutile ne figure dans le livrable, et les identifiants directs ont été remplacés par des identifiants internes. C'est le seul critère qui s'applique aussi bien à un exercice qu'à un vrai travail.

    Le critère qui départage

    Le jury retient ceci : quelqu'un qui n'a pas participé à la construction peut-il reprendre le fichier, comprendre ce qu'il mesure, et le mettre à jour le mois prochain ? Si la réponse est non, quelqu'un d'autre devra refaire le travail — et c'est exactement ce qui arrive dans la plupart des organisations.

Exercices, examens et projets

Exercice

Atelier Excel

Nettoyer, rapprocher et contrôler un jeu de données avant restitution.

Obligatoire Consulter
Examen

Examen Excel et bureautique

Auditer un classeur pour les erreurs silencieuses et les seuils d'indicateurs.

Obligatoire Consulter